La loi de modernisation de notre système de santé, en introduisant la pratique avancée pour les auxiliaires médicaux, à commencer par les infirmières, a souhaité poursuivre un double objectif : améliorer l’accès aux soins ainsi que la qualité des parcours des patients en réduisant la charge de travail des médecins sur des pathologies ciblées.

Pour une infirmière, c’est la possibilité d’élargir ses compétences dans le champ clinique, de renouveler, d’adapter, voire de prescrire des traitements ou des examens, d’assurer une surveillance clinique, de mener des actions de prévention ou de dépistage. Le tout en accord avec des médecins amenés à leur confier le suivi de certains de leurs patients dont l’état de santé est stabilisé, au sein d’une équipe de soins. L’infirmière va pouvoir acquérir des compétences relevant du champ médical et suivre des patients confiés par un médecin, pour le soulager de certaines tâches, avec l’accord de ces patients.

Le champ d’intervention de l’infirmière de pratique avancée est étendu à trois domaines :
- les pathologies chroniques stabilisées et les polypathologies courantes en soins primaires ;
- l’oncologie et l’hémato-oncologie ;
- la maladie rénale chronique, la dialyse et la transplantation rénale.

L’infirmière de pratique avancée dispose ainsi, de par sa formation complémentaire, de compétences élargies lui permettant de participer à la prise en charge globale de patients dont le suivi lui est confié par un médecin traitant, notamment dans le cadre d’un parcours de soins de ville.

Comme l’indique l’article R.4301-4 du code de la santé publique, le périmètre d’exercice de cette infirmière devra être déterminé par un protocole d’organisation, que l’infirmière devra respecter pour ne pas voir sa responsabilité engagée.

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