Article publié dans Concours pluripro, mars 2021

 

À l’origine de l’augmentation des demandes de soins non programmés (SNP), toujours les mêmes problématiques qui asphyxient le système de santé français : le vieillissement de la population, la hausse des maladies chroniques donc l’augmentation de la demande en soins, corrélés à la décroissance du nombre de médecins généralistes. Forcément, ça bloque.

Qui dit SNP dit continuité des soins et, d’ailleurs, la majorité des médecins généralistes installés en libéral l’ont en tête, surtout avec l’engorgement bien connu des urgences. Dans son rapport public annuel de 2018, la Cour des comptes considérait "qu’environ 20 % des patients actuels des urgences hospitalières ne devraient pas fréquenter ces structures, et qu’une médecine de ville mieux organisée et dotée des outils idoines devrait pouvoir accueillir une proportion plus importante de ces patients". La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) porte ce chiffre à 43 %. "L’un des enjeux est l’éducation des patients au système de santé pour les inciter à consulter différemment", soutient le Dr Marie Benque, médecin généraliste associée au sein du cabinet Ipso Santé, à Paris.

 

L’absence d’offre alternative dans des délais raisonnables conduit les patients aux urgences
La suite de cet article est réservée aux abonnés.
Pas encore de compte? Inscrivez-vous
RETOUR HAUT DE PAGE