article publié dans Concours pluripro, juin 2021

Dans les conclusions du "Ségur de la santé", la mesure 14, malgré son ancrage dans une démarche globale de sauvetage environnemental, est passée quasiment inaperçue... Intitulée "Accélérer la transition écologique à l’hôpital et dans les établissements médico-sociaux", cette proposition envisageait, entre autres, de "réduire les coûts de gestion des déchets d’activité de soins à risques infectieux (Dasri)", d’expérimenter des projets pilotes "pour mettre fin au plastique à usage unique dans la restauration collective et réduire le gâchis alimentaire" ou encore d’introduire une "règle verte" pour financer des travaux de rénovation thermique. Cependant, malgré les ambitions affichées, les réalisations sont relativement modestes. Ce qui conduit à se demander si, sur ce sujet, ce ne serait pas plutôt à la ville, et tout particulièrement aux structures d’exercice pluriprofessionnelles, de montrer la voie à l’hôpital.
 

Voir le dossier complet : Pluripro et plus écolo : un double engagement
 

Illustration : Héloïse Chochois

D’abord, un constat : l’engagement en faveur du développement durable n’est pas au coeur de l’activité des MSP, CDS, et autres communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). Il suffit d’ailleurs de lire les accords-cadres interprofessionnels (ACI) finançant ces structures, qui n’évoquent tout simplement pas la question. Pour autant, cela ne signifie pas que, sur le terrain, certaines équipes n’essaient pas d’allier les soins apportés aux patients à ceux apportés à la planète. Car la prise de conscience écologique, qui semble gagner la société, n’épargne pas le monde des soins coordonnés.

 

Est-ce à la ville, et surtout aux structures coordonnées, de montrer la voie à l’hôpital ?
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