""QuebecDans certains pays, le modèle communautaire de santé est pleinement intégré depuis plus d’un demi-siècle. Aux États-Unis, des neighborhood health centers ont vu le jour dès les années 1960. Puis la démarche essaime en Amérique latine et au Royaume-Uni, où sont mis en place des conseils communautaires de santé dans les années 1970.

C’est à cette époque qu’ouvrent au Québec les premiers centres locaux de service de santé communautaire, des lieux mêlant prestations de soins et services sociaux. Ils s’inspirent de la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles, à Montréal, qui propose depuis 1968 des services fondés sur une approche globale de la personne, en partenariat avec un maximum d’acteurs de terrain. Pourtant, la généralisation de ce modèle a produit des résultats mitigés selon les territoires. Rien d’étonnant pour certains défenseurs de la santé communautaire, qui estiment que le passage à grande échelle est antinomique avec son principe même…

"Le lien entre l’offre de soins et la population constituée en communauté est essentiel, explique Sébastien Fleuret, auteur d’une recherche sur différentes expériences locales. Les lieux doivent avoir une histoire, et les usagers un vécu commun. C’est ainsi qu’une proximité soignant-soigné s’installe, qui permet d’aborder la santé de façon globale." Car une véritable santé communautaire ne peut se construire que dans la durée, territoire par territoire, et se décrète difficilement d’"en haut"

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